Publié dans BD, Bouquinade

Miss Pas Touche : Tome 1, La vierge du Bordel (Hubert / Kerascoët)

Encore une folie du Salon du Livre (où, bien entendu, j’ai encore alourdi ma charge de lecture ce week-end !)…sur conseil de ma très chère amie experte en bande-dessinée, j’ai nommé Évelyne ! Perso, je n’y connais a-bso-lu-ment rien, alors quand il s’agit de lire un peu de BD, je me tourne vers elle, qui est une inconditionnelle (elle m’épate d’ailleurs !).

Bref, parmi ses conseils avisés, elle m’avais proposé de lire Miss Pas Touche. Il est vrai que l’histoire est assez atypique, et que le personnage est on ne peut plus attachant. On y suit les (més)aventures de Blanche, dont la sœur (Agathe) un peu frivole a été assassinée par le Boucher des Guinguettes, un tueur en série qui sévit sur Paris et tue des jeunes filles. Et tout ça parce qu’il s’était aperçu que Blanche avait été témoin de son dernier meurtre. Cette dernière, chassée de chez sa patronne qui pense que sa sœur s’est suicidée, décide de prouver ce qu’il n’en est rien, et que sa sœur est la malheureuse victime du meurtrier. C’est par hasard qu’elle est engagée dans une maison close des plus respectables, qui se trouve être le lieu de travail de la dernière victime du Boucher. Elle devient une fille « spéciale », la jeune femme que les hommes ne peuvent pas toucher. Son enquête commence…

L’album m’a fait l’effet d’un sorbet framboise : rafraichissant, acidulé et coloré. Le dessin, un peu naïf, est une bouffée d’air frais ; on sent d’ailleurs que Kerascoët maîtrise son coup de crayon ! Chapeau également à Hubert : le scénario est original, simple. Les filles sont attachantes. La BD traite du sexe, sans pour autant verser dans la pornographie. On sent les le poids des secrets que dissimule la maison, la tension est là. Bref, très agréable à lire. Je suis prête pour le 2e tome !

Publié dans Bouquinade, Litté de l'imaginaire (SF, Fantasy, Fantastique)

Les chevaliers d’Emeraude : Tome 1, Le feu dans le ciel (Anne Robillard)

Comme j’ai dû vous le dire dans un précédent billet, mes lectures personnelles – entendez par là la vingtaine de livres qui s’empilent sur l’étagère à côté de mon lit – mes lectures personnelles, dis-je, ont été fortement retardées par la requête de ma petite sœur Jill (qui a fait des pieds et des mains pour que je lise Les Chevaliers d’Émeraude). Cela dit, je la comprends : c’est agréable de partager avec nos proches les lectures qui nous ont plu !

Je m’y suis donc attelée de ce pas (laissant de côté L’Ombre du Vent, que je devais de toute façon rendre à la médiathèque… pas une grosse perte en ce qui me concerne). Le style un peu simple, très épuré. Attention, ce n’est pas une critique, c’est un constat (en même temps, si j’avais voulu lire du Proust, j’aurais pris du Proust !). Lors d’une conférence à laquelle elle a participé sur le Salon du Livre de Paris (2010) – et pendant laquelle elle ne fut pas très loquace, le sujet de la conférence étant « la littérature de jeunesse, une littérature à part entière » – Anne Robillard a avoué avoir été surprise que son livre soit classé en jeunesse, parce qu’au Canada, on le trouve plutôt dans le rayon fantasy. Pour elle, elle n’écrit ni pour la jeunesse, ni pour les adultes, mais pour ceux qui ont besoin de magie (bien dit !).

Et de la magie, on n’en manque pas dans ce premier tome ! En effet, on y découvre une terre que l’on peut apparenter à la Terre du Milieu de Tolkien. Ce continent, nommé Enkidiev, est divisé en plusieurs royaumes, le plus important d’entre eux étant visiblement le royaume d’Émeraude. Le roi d’Émeraude, Émeraude Ier, sentant une menace proche, décide de reformer un ancien ordre de protecteurs, les Chevaliers d’Émeraude. Formés en temps de paix, Wellan et ses frères d’arme vont bien vite devoir faire preuve d’une grande stratégie, et de beaucoup de diplomatie pour rassembler les peuples et les préparer à défendre le continent contre l’armée d’hommes-insectes de l’Empereur Noir Amecareth. Ce dernier n’aspire qu’à une chose : récupérer Kira, l’enfant qu’il a conçue afin de pouvoir régner sur les humains. Mais le destin de Kira est lié à la survie d’Enkidiev…

Je dois l’avouer, avec toute la ferveur que l’on trouve autour de ce livre, je m’attendais à y entrer dès le début, et à y être aspirée… ce ne fut pas le cas. L’engouement vint plus tardivement, mais je dois avouer que la magie opère. Les personnages sont on ne peut plus humains et attachants, et l’auteur ne nous cache pas leurs défauts. La lecture est agréable. L’échappatoire fonctionne. Il ne manque plus qu’à lire les 9 autres tomes sortis en France.

Pour info :
Éditions Michel Lafon, 352 pages

Pour entrer dans la communauté : http://www.leschevaliersdemeraude.fr/

Publié dans Cinéma

Une éducation

Bon, suite du marathon (oui, tout à fait, deux films dans le même après-midi, avec un intermède de 10 minutes pour se rendre d’un cinéma à l’autre, j’appelle ça un marathon !). Toujours sur proposition de mon amie Charlotte, nous sommes allées voir Une Éducation. Et là…

On y suit quelques mois de la vie de Jenny, adolescente de 16 ans, dans l’Angleterre des années 60. Son père n’a qu’un mot à la bouche : Oxford. Jenny n’a d’autre choix que de travailler ses livres sans relâche, tout en rêvant à l’université où elle pourra enfin être libre et vivre sa vie comme elle l’entend. Mais voilà, un beau jour, elle rencontre David, un homme deux fois plus âgé qu’elle, qui va partager avec elle le savoir qu’il a acquis à « l’université de la vie ». Jenny ne sait plus où elle en est et questionne cet avenir pénible qui s’étend devant elle. Ne serait-il pas plus agréable de suivre le chemin que lui propose David, semé de clubs de jazz et de voyages à Paris ?

Un petit film discret au casting modeste. Mais on y découvre de vrais talents, notamment Carey Mulligan (que vous connaissez bien entendu…mais si ! la petite sœur d’Elizabeth dans Orgueil et Préjugés…), pétillante et pleine de vie, plus vraie que nature dans la peau de cette jeune femme qui va en apprendre beaucoup sur la vie, beaucoup trop vite et beaucoup trop tôt.

Elle questionne l’éducation des femmes dans ces années-là : faire des études, d’accord, mais pour aller où, dans une Angleterre où même une femme instruite ne peut qu’obtenir des postes dans l’éducation ou l’administration ? Pourquoi sa vie devrait être un long chemin semé d’embûches alors que tout pourrait être si facile ? Du coup, on suit son raisonnement, et on se pose des questions nous aussi. Mais on comprend bien vite que, même si le chemin est fastidieux, une femme instruite est peut-être seule, mais elle est libre…une belle leçon (même si ma chère amie Charlotte trouve que le film n’est pas abouti…).

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Publié dans Cinéma

L’arnacoeur

Bonjour à tous !

Ça faisait bien longtemps…Mais la période est propice à quelques publications cinématographiques (oui, mes lectures ont été quelque peu…comment dire…retardées, ma petite sœur ayant insisté pour que je lise Les Chevaliers d’Émeraude toutes affaires cessantes !). Période propice donc parce que depuis hier jusqu’à demain a lieu le Printemps du Cinéma…J’en ai donc profité, grâce à l’invitation de mon amie Charlotte, pour me rendre au cinéma, acompagnée de ma sœur et de ladite Charlotte. Et hop, c’est parti pour un marathon ciné !

Notre après-midi a commencé avec L’Arnacoeur (très bon titre, bien trouvé !). L’histoire est celle d’Alex, un gars dont le boulot est assez hors du commun : il est briseur de couple professionnel. Son fond de commerce : les femmes malheureuses en amour, mais qui refusent de se l’avouer. Sur la demande d’un proche bienveillant, il séduit la jeune femme en question, lui montre qu’elle peut trouver mieux et lui sort un baratin pas possible pour ne pas lui briser le coeur…et ça marche ! Mais attention : il ne s’occupe que de femmes malheureuses ! Alors comment faire lorsque, par nécessité, il est obligé de briser un couple en apparence parfait ? Et surtout lorsque la jeune femme en question est pleine de surprises…

Bon, je vous avoue que pour moi, c’était gagné d’avance. Y’en a, c’est le chocolat, d’autres les céréales dans le lait le matin ou le bruit de la pluie sur un Vélux…bah moi, c’est tout ça, plus les comédies romantiques…c’est mon dada, j’y peux rien ! Enfin, je trouvais qu’en ce moment, le genre s’épuisait un peu. Eh bien, voilà un film qui m’a prouvé le contraire. Drôle, intelligent, subtile et parfois inattendu…si c’était un homme, je l’épouserais ! Ça faisait longtemps que je n’avait pas vu une salle pleine comme celle-ci rire autant. On remercie d’ailleurs François Damien pour son jeu peu subtile mais hilarant. Un réel coup de cœur.

En prime, un Romain Duris à croquer en bad  boy à la Dirty Dancing…Pour la scène de la mythique chorégraphie menée par notre Patrick Swayze adoré, on rigole, mais comme le dit ma copine Charlotte, soyons honnêtes mesdames : qui n’a jamais rêvé de la danser au moins une fois cette choré ?

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Shutter Island

Honnêtement, pas mon premier choix. Lorsque j’en ai entendu parler la première fois, je me suis dit que ce n’était franchement pas mon genre de scénar’ ! Mais vous en conviendrez, que ne ferait-on pas pour revoir une amie de fac qu’on n’a pas vue depuis…pfiou, belle lurette ! Bref, lorsque Lise m’a demandé si ça me disait d’aller voir Shutter Island (et surtout lorsque j’ai lu le « j’espère que t’es pas encore allée le voir »), je me suis dit que, après tout, il faut voir de tout ! Et puis bon, on ne résiste pas à Léo, tout de même !

L’histoire…n’est pas simple pour le coup. 1954. Deux marshals, Teddy et Chuck, sont débarqués sur Shutter Island, une île qui abrite une institut psychiatrique. Une patiente réputée dangereuse s’est évadée. Mais en menant leur enquête, ils vont découvrir que tout le monde sur cette île cache un secret terrible. Le film nous ballotte entre les halluncinations, les souvenirs qu’a Teddy de Dashau, un camp d’extermination qu’il a libéré après la guerre, et les soupçons de ce dernier quant aux activités illicites pratiquées sur l’île. On ne sait pas ce qui est réel ou pas, ce qui est prémédité, contrôlé. Le film est plein d’ambiguïté ; qui est fou, qui ne l’est pas ? Qui manipule et qui a raison ? On ressort de la salle sans aucune certitude, et c’est là toute la subtilité de Scorsese.

Honnêtement, même si je sais que je n’achèterai pas le DVD, je reconnais à Martin Scorsese tout le génie qu’on lui prête d’ordinaire ! Il sait nous conforter dans nos certitudes, avant de prendre un malin plaisir à tout briser, à fissurer la confiance que l’on avait envers les personnages. Léonardo DiCaprio est remarquable. Il repousse loin les limites de son jeu, celles de la raison. Le tout dans une sobriété incroyable. La musique, à la façon des Dents de la Mer, simple, comportant peu de notes (mais quelles notes !) vibrantes, lourdes, produit son effet. Ce n’est pas un film d’horreur. Mais le spectateur fait siennes les certitudes et les angoisses du protagoniste…ce qui fait qu’il est aussi perdu que lui à la fin. Et, alors que le spectateur tente tant bien que mal de garder la tête à la surface, on découvre que notre beau Léo, contre vents et marées, les a gardées, lui, ses certitudes…impressionnant ! (Et chapeau pour la toute dernière phrase du film, qui finit de nous perdre…)

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Nine

Hier, sortie ciné avec ma grande copine Axou. C’était son anniversaire vendredi, alors on a décidé d’aller voir un film, histoire de passer un moment ensemble. Et puis, ça faisait un bout de temps qu’on ne s’était pas vues. Bref, elle m’a parlé de Nine, dont elle était folle avant même d’aller le voir (si si, une droguée devant Allociné, à regarder la bande annonce je ne sais combien de fois !). Il faut dire que j’en avais déjà entendu parler (par d’autres amies, notamment Laure qui est allée le voir en Angleterre), et tout le monde semblait être subjugué. Je dois donc avouer que j’étais curieuse.

L’histoire en quelques mots : Guido Contini est un réalisateur italien, un Maestro dans son art. Mais voilà, ses deux derniers films ont fait un flop. Son nouveau film, Italia, dont le tournage n’a pas encore commencé, fait déjà sensation. Mais voilà, Guido, à court d’idée, n’a pas écrit une seule page. Et pendant tout le film, alors que son esprit réécrit sa vie version « cabaret », il va tenter de tromper son monde, jusqu’à son producteur et sa vedette. Tromper son monde oui, mais aussi tromper sa femme. Parce que Guido, son vice, c’est la gent féminine…

Une jolie histoire, un peu alambiquée, des pensées très sinueuses, un personnage torturé. On se perd un peu dans les méandres de ses pensées. J’ai vu le film en VO, les acteurs ont un parfait accent italien (même si pour la compréhension, c’est pas trop ça). Je tire donc mon chapeau aux acteurs pour leur performance, et au réalisateur pour les scènes magnifiques qu’il nous offre.

Je dois rendre justice au film : objectivement, il est très bon, très profond, les personnages ont une personnalité bien marquée, les numéros sont spectaculaires. Je suis heureuse de l’avoir vu, c’était une soirée sympathique. Mais je ne me jetterai pas sur le DVD. Si vous aimez ce genre de films cependant, n’hésitez pas, c’est un bijou !

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