Oui, ces derniers jours ont été pour moi une période de lecture active. Après avoir terminé Les Ombres de Wielstadt, je me suis littéralement jetée sur ce bouquin-là. Bon, j’ai déjà une bonne quinzaine de livres à lire sur mon étagère-table-de-chevet. Mais tant pis. À dire vrai, en arpentant les rayons de l’Espace Culturel à Leclerc, le week-end dernier – et ce bien que je sache pertinemment que si je m’y rendais, je dévaliserais le rayon – en arpentant les rayons disais-je, je me suis trouvée nez-à-nez (ou nez-à-couverture) avec cet ouvrage. Bien entendu, après la vague, que dis-je, la déferlante Twilight, j’avais lu des articles à propos de la création littéraire « vampirique » (bien entendu, j’ai moi aussi lu la quadrilogie de Stephenie Meyer, dont j’attends le tome 5 que l’on n’est pas sûrs de voir un jour, puisqu’il a été diffusé illégalement avant d’être achevé). Moi, les histoires d’amour vampiresques, j’adore ça. Chacun son péché mignon ! Bref, j’ai fini par acheter ce livre qui me tendait les bras, en dépit de la trilogie des Royaumes du Nord, de celle d’Eragon, et de bien d’autres ouvrages policiers, de la rentrée littéraire et autres qui attendent patiemment d’être lus.
Ouf, quelle intro ! Tout ça pour dire que j’ai commencé le livre il y a deux nuits et que je l’ai fini ce matin, aux alentours de 5h. Ceux qui n’ont pas aimé le style dit « simpliste » de Stephenie Meyer n’aimeront pas celui de Beth Fantaskey (ou cela vient-il de la traduction comme c’était le cas pour Twilight ?). Je n’aime pas ce mot, simpliste. Je trouve qu’il rabaisse le labeur d’un auteur, sa passion, son désir de nous emporter avec lui dans son histoire. On peut ne pas écrire du Proust, mais écrire de manière fluide et agréable. Bref. Le style de l’écriture est, je trouve, un peu naïf. Certes, c’est Jessica, une jeune lycéenne en année de Terminale, qui nous raconte l’histoire, mais tout de même, tout ça m’a rappelé les romans un peu niais que je lisais lorsque j’étais moi-même au lycée.
Je critique, je critique, mais si je n’ai pas été capable de lâcher ce livre de la nuit, il y a bien une raison ! Oui. On ne peut tout bonnement pas s’arrêter. Le fil de l’histoire est en perpétuelle tension, et on a comme l’impression qu’une pause dans la lecture serait…je ne trouve pas de mot. C’est comme un élastique que l’on tendrait trop et qui casserait si l’on s’arrêtait de lire. Le choc serait brutal. Avant de vous en dire un peu plus sur l’histoire, je vous montre les couvertures, la française (qui à mon sens n’a rien de vraiment original), et l’originale, que je trouve jolie parce qu’elle rappelle l’histoire.
L’histoire… comm
ent dire… bon, une histoire de vampire. Jessica, une lycéenne de 17 ans en Terminale, a été adoptée en Roumanie par une famille américaine. Elle a vécu toute sa jeunesse comme une adolescente normale, jusqu’au jour où Lucius Vladescu, un jeune roumain qui prétend être un prince vampire à qui elle a été promise à sa naissance, vient la chercher dans le but de la ramener en Roumanie et de l’épouser. Jessica, qui ne croit absolument pas à sa nature vampirique, va tout faire pour se débarrasser de son prétendant… mais est-ce ce qu’elle veut vraiment ?
Comme je l’ai dit, l’écriture est naïve, un peu puérile. Mais l’histoire est toute en tension, tant sensuelle et sexuelle (normal, on parle de vampire) que psychologique. On le lit d’un seul trait. Si vous avez aimé Twilight, alors vous aimerez ce livre.
Pour info : Éditions du Masque, collection MsK, 410 pages

